Art Et Culture

Les Visages du Centro : Philibert Bélanger, s’investir pour la culture

PAR:
Marie-Anne O'Reilly

Photo : Marianne Deschênes


Ils sont impliqués et ne cherchent pas à être le centre de l’attention. Ils souhaitent créer du beau et du bon pour que nous puissions profiter d’un milieu de vie dynamique et vivant. Ils sont ces visages que nous croisons à tous les jours au cœur du centre-ville.

À chaque mois, grâce à nos auteurs du centre-ville, vous aurez la chance de découvrir ces visages du Centro. Ces personnes qui croient au développement du centre-ville et qui s’y impliquent tout au long de l’année à grands coups de passion et d’amour.


La Petite Boite Noire est une belle aventure qui a vu le jour il y a quatre ans, sur la rue Albert au centre-ville. Après un premier déménagement sur la rue Wellington Sud, et maintenant établie sur la rue Meadow, la salle de spectacle fondée par Jacques-Philippe Lemieux-Leblanc et Julien Fortin a tranquillement fait sa place dans le cœur des Sherbrookois. De quelques personnes au départ, c’est aujourd’hui plus d’une trentaine de bénévoles qui s’investissent pour faire vivre l’organisme à but non lucratif. Des gens comme Philibert Bélanger, directeur général de la Petite Boite Noire et aussi bénévole.

« Les gens sont là parce qu’ils y croient. Ils aiment l’endroit, l’esprit de la salle et ses spectacles. Ils sont prêts à nous aider, à donner de leur temps, à partager leurs compétences, c’est leur contribution pour permettre à ce beau projet d’exister », explique Philibert Bélanger. Impliqué auprès de l’organisme depuis 2 ans et demi, il y consacre environ 25 heures par semaine, convaincu d’apporter quelque chose au paysage culturel et de dynamiser la scène sherbrookoise. C’est sa façon de s’investir dans l’amélioration de la diversité artistique de la ville. « Je suis très fier de ce qui a été construit jusqu’à maintenant, mais surtout de la grande mobilisation des gens autour du projet. »

Petite salle intime d’une centaine de places, La Petite Boite Noire a pour mandat de promouvoir la culture émergente et alternative. S’il lui arrive de programmer des artistes un peu plus établis, sa mission vise surtout à faire connaître de jeunes artistes et à offrir une scène pour les groupes d’ici. Elle organise notamment des premières parties à ses spectacles, afin de mettre de l’avant les talents locaux et découvrir de nouveaux groupes prometteurs. La salle est d’ailleurs un tremplin pour bon nombre d’artistes, qui ont fait leurs débuts à La Petite Boite Noire. Cela n’empêche pas la salle de présenter des spectacles de qualité et d’offrir une programmation diversifiée qui amène un public varié, de tous les âges.

Renaître de ses cendres

Malgré l’incendie qui a ravagé les locaux sur la rue Wellington Sud à l’hiver 2015, le conseil d’administration de l’organisme n’a jamais envisagé de mettre la clé dans la porte et terminer ses activités. Il a plutôt décidé de se tourner vers les solutions pour repartir du bon pied dans un nouveau lieu. Le soutien de la population sherbrookoise a d’ailleurs été formidable de ce côté, ce qui montre bien le sentiment d’appartenance qui s’est créé au fil des ans envers la salle de spectacle.

« Les gens se sont véritablement investis pour qu’elle ne disparaisse pas, c’est leur désir de faire renaître la scène qui fait qu’elle est encore en vie », se réjouit le directeur général. En seulement six mois, Philibert Bélanger et son équipe ont travaillé d’arrache-pied pour relancer la programmation de La Petite Boite Noire, qui a ouvert à nouveau ses portes en août dernier. Pour de bon cette fois, on l’espère !

Être au cœur de la ville

Le nouveau local de La Petite Boite Noire aurait pu se trouver ailleurs, mais la question ne s’est jamais posée. Pour le directeur général, le centre-ville de Sherbrooke doit être le cœur de la ville et La Petite Boite Noire doit en faire partie. « Il faut être là où ça se passe, être près des gens. » Selon lui, la salle de spectacle contribue au dynamisme du centre-ville et elle a su faire sa place dans le quartier. Son nouvel emplacement est maintenant bien connu, ce qui favorise son intégration dans le milieu. Maintenant située à proximité du Boquébière et du Théâtre Granada, tous deux diffuseurs de spectacles, La Petite Boite Noire profite de cette effervescence culturelle et de la collaboration qui s’est développée avec ces deux établissements.

Depuis sa réouverture, la salle de spectacle est sur une nouvelle lancée. En pleine croissance, elle est là pour rester. « En être arrivé là après seulement six mois d’activités, c’est une grande réussite », clame avec fierté Philibert Bélanger.

Philibert Bélanger